Absurde

[expliquer différence avec le surréalisme]Modifier

Action

comédies d’action à la française :
filière Audiard (Les tontons flingueurs, Les barbouzes, etc)
filière Belmondo (Le Magnifique, L’as des as, L’homme de Rio)
filière Zidi (Les Ripoux, La Totale)
filière Veber (La Chèvre, Les compères, Les fugitifs) (peut-être hors-sujet)
filière Poiré (Les anges gardiens, Opération Corned Beef)
bessonade (Taxi, Wasabi...) [pont entre Poiré et Besson par Jean Reno, acteur à la fois comédie et action (comme Belmondo en fait)]
comédies post-ocean’s-11 (Cash, Le Marquis, Les Parrains)
parodie (OSS 117)

On remarque qu’il y a des acteurs qui portent toute une série de films d’action à la française à chaque génération (Ventura, Belmondo, Depardieu, Reno)
Modifier

Adolescence

Ajouter description

Adultère

Figure typique du théâtre de boulevard qu'on a beaucoup vu en comédie
[doublon avec Cocu]Modifier

La Belle Époque

Fanny Ardant trompe Auteuil avec son meilleur ami (Podalydès)
Modifier

Affiches

récompensé pendant quelques temps aux CésarModifier

Alcool

[renvoi depuis Vin]

Trope de comédie française : la cuite qui permet de dénouer les antagonismes entre les personnages (Les Tontons flingueurs, Un Singe en hiver, Bienvenue chez les chtis...)Modifier

OSS 117 : Rio ne répond plus

Au bureau, l'alcool est bu vite et en grande quantité.
Modifier

Amérique

L’Américain de Patrick Timsit avec Lorànt Deutsch
La comédie US comme faisceau de référencesModifier

Anglais

La manipulation hasardeuse de la langue anglaise par les personnages de comédie française fait rire.
- le franglais de De Funès dans plein de films ("but alors you are French")
- pour certains films c'est à peu près le seul ressort comique (Hollywoo, Les Profs 2)
- personnages de Dubosc qui vont caler un petite exclamation en anglais de temps en temps, avec beaucoup d'emphase (dans à peu près tous ses films)
- pareil pour Poelvoorde (dans Podium : "yogging" + prononciation magnolias forever, le "briefing" / "eat or to be eat" dans Les Portes de la gloire)Modifier

La Grande Vadrouille

Modifier

Animation

Ajouter description

Animaux

Ajouter description

Le Bal des casse-pieds

Jean Rochefort est vétérinaire. Il apprend à compter à une perruche en la mettant dans le noir. Joli numéro avec une chimpanzée aussi.
Modifier

Archétype

Ajouter description

Les Bronzés

Ce qui est frappant avec Les Bronzés, c’est de constater à quel point cette bande d’inconnus nous est rapidement rendue attachante alors que les personnages sont présentés en 3 secondes, au détour d’un bungalow. Nous apprenons à les connaître en même temps qu’ils font connaissance entre eux.
On arrive pourtant très vite à cerner la personnalité de chacun grâce à d'infimes détails [Gigi pousse Lavanant] ou au contraire des signes carrément ostentatoires [Clavier en string]. Tandis que les personnages se précisent et que leurs caractères se dévoilent, les liens qu’ils tissent ensemble forment un tout, une sorte de SYSTÈME.
Au XVIe siècle, en Italie, la Commedia dell Arte s’appuyait déjà sur une galerie de personnages représentant chacun un ARCHÉTYPE. Arlequin, le bon vivant, Polichinelle, le fourbe ou Matamore, le capitaine vantard et faussement courageux (pour n’en citer que quelques uns) participaient tous à une architecture globale propice aux interactions comiques.
La comédie moderne est fondée sur le même principe. Chaque personnage représente un caractère, et c’est l’opposition de ces caractères qui crée la comédie. La formule la plus simple se trouve dans les films de tandem qui reposent généralement sur le conflit entre un clown blanc, digne et réfléchi, et un auguste, grotesque et délirant.
Mais des schémas plus élaborés sont possibles en augmentant le nombre de personnages. C’est le cas des Bronzés qui multiplie les séquences à deux ou à trois en variant les combinaisons. À chaque nouvelle scène, on découvre une nouvelle situation, c’est à dire une nouvelle opposition d’archétypes.
Chaque association révèle un nouveau potentiel comique, comme celle du grand séducteur avec la bourgeoise désabusée, ou celle du mari trompé avec le loser perpétuel [Salut ! T’est tout seul ? Elle est où ta femme ?]
Modifier

Avions

Ajouter description

Bande dessinée

[infographie : chronologie adaptation BD]Modifier

Banlieue

Ajouter description

Bateaux

Ajouter description

Beauf

Ajouter description

Belgique

Et si les meilleures comédies françaises étaient belges ?

ndHugo : j'avais écrit un article sur les comédies belges pour Le Plus Obs, faudrait que je le récupèreModifier

Bobos

Ajouter description

Bourgeois

Ajouter description

Box-office

[top 100 + fun facts]Modifier

Burlesque

Ajouter description

Café-théâtre

Ajouter description

Les Bronzés

Les Bronzés pourrait donc être une comédie tout ce qu'il y a de plus classique, si elle n'avait pas un petit truc en plus. Car c'est un film écrit... à 16 mains !
Il s’agit en effet de la première comédie intégralement écrite et interprétée par l’équipe d’un CAFÉ-THÉATRE.
Au sortir de mai 68, de jeunes troupes enthousiastes se mettent à ouvrir des théâtres auto-gérés où elles s’occupent de tout, vraiment tout, y compris servir la soupe aux spectateurs.
C’est dans ce contexte que Gébé et Jacques Doillon tournent L’An 01, grand film utopique et libertaire sorti en 1973, dans lequel on retrouve, aux côtés des grandes figures du café-théâtre de l’époque, un trio de jeunes hippies ironiques faisant ses débuts au cinéma. Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Gérard Jugnot, cartonnent alors déjà sur les planches sous le nom de La Compagnie de la Turlutte.
Deux ans plus tard, rejoints par de nouveaux membres dont Marie-Anne Chazel et Michel Blanc, ils décident à leur tour de construire leur propre salle, et deviennent LE SPLENDID [images d’archives].
La troupe commence très vite à se faire un nom, à tel point qu’elle se voit proposer par une grande agence de voyages un plan de rêve : un séjour tous frais payés dans un club de vacances, en échange de représentations de leurs spectacles sur place. Le Splendid accepte, et découvre le CLUB MED. [logo vintage du Club Med]
Logée et nourrie pendant trois étés, la joyeuse bande profite de ces vacances gratuites pour découvrir un monde à part. Tapis dans l’ombre des cocotiers, ils observent – tels des zoologues – la curieuse faune qui peuple les camps de vacanciers, et y décèlent un fabuleux potentiel de comédie. Ils en reviennent avec un spectacle, “Amour, coquillages et crustacés”.
Nous sommes alors en 1977 et le Splendid joue tous les soirs sur scène sa petite chronique du Club. (images archives)
La pièce attire de nombreux spectateurs, dont le producteur Yves Rousset-Rouard, accessoirement oncle de Christian Clavier, connu pour avoir relancé trois ans plus tôt le marché du fauteuil en rotin avec Emmanuelle, film érotique au succès colossal. À peine sorti de la pièce, tonton Yves est formel, il faut absolument en tirer un film. Ce sera : LES BRONZÉS.
Modifier

Je vais craquer

Scène de théâtre de rue un peu ridicule filmée à Beaubourg avec Jean-François Dérec dans le rôle d'un CRS lubrique.
Modifier

Caméos

[planche des meilleurs caméos]
Jospin (Le Nom des gens), Francis Lalanne (Disco), fin de Astérix aux Jeux OlympiquesModifier

L'Animal

Claude Chabrol (qui joue un cinéaste)
Modifier

Je vais craquer

Eddy Mitchell dans son propre rôle.
Modifier

Campagne

Ajouter description

Camping

[voir aussi : Vacances]Modifier

Canal+

[renvoi depuis Esprit Canal]Modifier

La Cité de la peur

L’esprit Canal offrait à la comédie un espace de liberté totale dont la mécanique assez indéfinissable n’a jamais été mieux résumée que dans ce sketch des Guignols avec Alain de Greef... Tant que c’est drôle, tout est permis.

Au cinéma, l’école Canal+, a également vu éclore Michel Hazanavicius donc, mais aussi Edouard Baer, les Robins des bois, Gustave Kervern et Benoît Delépine, et bien sûr... les Nuls. D’ailleurs on sent très fort dans le film l’influence des Nuls. Ça se ressent par exemple dans les dialogues et une manière un peu décalée de manier la langue... («Vas-y faites pas votre pute !»).

Le style des Nuls se caractérise également par la grande variété des régimes d’images utilisés… C’est ainsi que dans La Cité de la peur, on se retrouve sans crier gare au milieu d’une pub Renault ou d’une biographie du commissaire Bialès. Procédé repris dans Astérix Mission Cléopâtre... Et que l’on retrouve logiquement dans La Personne aux deux personnes.
Modifier

Célébrité

Ajouter description

César

Faire une infographie à partir de ça ?
=> https://docs.google.com/spreadsheets/d/1Kl3IzmCVUFsGJLnKLLWZMA_eB2757Kiek9U1OvGg0GQ/edit#gid=0

(interview du Point du 28/2/20)

Le Point Pop : Existe-t-il une malédiction des comédies françaises aux César ?
Hugo Alexandre : Ça dépend de quelle comédie on parle. Il y a toujours eu des comédies françaises aux César, en tout cas nommées, mais pas forcément celles qui faisaient le plus d'entrées. Cependant, de grosses comédies ont eu de nombreuses nominations comme Les Visiteurs ou La vie est un long fleuve tranquille.
David Honnorat : Les comédies représentent 20 % de la production annuelle du cinéma français et elles représentent 20 % des nominations. C'est donc équilibré. Il y a eu des périodes plus fastes que d'autres en termes de répartition. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous vivons une période faste : Le Grand Bain, En liberté ou Guy. Certaines comédies ont même eu le césar du meilleur film comme Trois hommes et un couffin, Vénus beauté ou Le Goût des autres. Comme aux Oscars, il y a une sorte de système de carte : certains auteurs de comédie vont taper dans l'œil de l'académie et vont être régulièrement nommés. C'est le cas du duo Jaoui-Bacri.

C'est très politiquement correct de gauche…
Hugo Alexandre : C'est vrai que leur dernier long-métrage, qui était un peu plus réac [Place publique, NDLR], n'a pas eu de nominations…
David Honnorat : À l'inverse, Le Sens de la fête, par exemple, qui est selon moi une comédie de droite, a eu des nominations.

Depuis 2018, il existe une nouvelle catégorie : le césar du public, qui récompense le film ayant fait le plus d'entrées en salle. Or, cette année, la règle a été changée et l'académie doit choisir entre Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ? (6,7 millions d'entrées) et Les Misérables… Ça sent un peu l'entourloupe…
David Honnorat : C'est un prix stupide qui résulte d'une guerre d'ego et il renvoie, finalement, à la polémique qui touche les César cette année : des règles opaques décidées par quelques-uns. Dans sa première conception, ce prix n'avait aucune légitimité. Le film qui a le plus d'entrées est déjà récompensé : il a eu le plus d'entrées ! Cette récompense mécanique enlevait l'intérêt de cette récompense.
Hugo Alexandre : Finalement, la nouvelle formule améliore un peu le dispositif en amenant un peu de concurrence et de suspense, mais ça part quand même d'une mauvaise idée.

Vous évoquez un suspense… On sait que Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ? ne remportera pas le prix…
David Honnorat : Probablement, puisqu'il est opposé par exemple aux Misérables, qui est nommé dans d'autres catégories…
Hugo Alexandre : Selon moi, c'est le nœud du problème. Comment comparer deux films qui n'ont rien à voir ? En 1999, par exemple, comment choisir entre La Vie rêvée des anges et Le Dîner de cons ? C'est pareil pour les performances d'acteurs : c'est difficile de mettre sur le même plan une performance comique et un rôle dramatique.
David Honnorat : Comme c'est une large assemblée qui vote – le collège complet –, les gagnants sont souvent les plus aimés du milieu. C'est ce qui explique que les films accumulent les prix. On vote dans toutes les catégories pour le film qu'on a aimé ou l'équipe qu'on a préférée.

Est-il normal que Christian Clavier, Pierre Richard et Gérard Jugnot n'aient pas obtenu de césar ?
Hugo Alexandre : Il faut raisonner par film. Clavier a été nommé deux fois pour Les Visiteurs (acteur et scénario). Mais pour quel autre film aurait-il pu concourir ? Il aurait pu l'avoir pour Les Bronzés, mais beaucoup sont passés à côté de la bande du Splendid à l'époque, que l'on considérait comme les nouveaux Charlots.
David Honnorat : Le problème est plus général : en France, on déconsidère la comédie. On l'a vu avec la polémique sur la volonté de la Cinémathèque d'organiser une rétrospective sur Louis de Funès. Quand on a lancé notre chaîne Youtube, on s'est étonnés de ne rien trouver sur les comédies. Notre idée a été de prendre la comédie au sérieux. L'exercice de la comédie est sans doute plus difficile que celui du drame. De plus, historiquement, le cinéma mondial s'est structuré autour du cinéma comique. La comédie française paraît encore plus déconsidérée, car elle pèse davantage sur le box-office. Pour en revenir aux César, on voit que les comédies ont vocation à obtenir beaucoup de nominations pour les meilleurs seconds rôles – notamment les acteurs qui n'ont pas l'habitude de jouer dans des comédies. À l'inverse, le syndrome Tchao Pantin bat son plein : il suffit qu'un comique interprète un rôle dramatique pour qu'on célèbre sa performance – Kad Merad a eu le césar pour Je vais bien ne t'en fais pas alors qu'il est grandiose dans Pamela Rose (rires).
Hugo Alexandre : Il est vrai que les membres de l'académie ont une certaine réticence à récompenser des performances purement comiques comme celle de Kad Merad dans Pamela Rose. Il y a quand même des exceptions, notamment Michel Serrault qui a eu le césar du meilleur acteur pour La Cage aux folles.
David Honnorat : On remarque qu'il y a une autre catégorie où les comédies sont snobées : c'est le scénario. Alors que c'est là où presque tout se joue.

Ne faudrait-il pas tout simplement créer un césar de la meilleure comédie ?
Hugo Alexandre : Une telle catégorie aurait tendance à diluer l'importance de la récompense.
David Honnorat : Et il y aurait un problème dans la définition d'une comédie car pas mal de films sont entre les deux. Quoi qu'il arrive, Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ? ne serait pas récompensé (rires).

Les comédies d'aujourd'hui sont-elles meilleures qu'avant ?
Hugo Alexandre : En tout cas, elles ne sont pas pires, comme on le prétend souvent. On sacralise les comédies des années 1970-1980, mais on a tendance à ne se souvenir que des meilleures et à oublier toutes les horreurs. En faisant des recherches pour nos vidéos, on découvre des films dont on ne parle jamais, et qui se feraient assassiner aujourd'hui. D'ailleurs, dans les années 1970, c'étaient les films des Charlots qui attiraient le plus de spectateurs. Si ces films sortaient aujourd'hui, ils recevraient les mêmes retours que Les Tuche.
David Honnorat : Il faut partir du principe qu'on ne retient que trois ou quatre bonnes comédies par an. Le tri se fait tout seul. La différence, ce sont les grands auteurs qui semblent avoir un peu disparu. On n'a plus de réalisateur ou de scénariste qui creusent le sillon de la comédie. Par exemple Toledano et Nakache vont faire une comédie puis un drame. Michel Hazanavicius a décidé, après The Artist, de quitter la comédie alors qu'il en était l'un des meilleurs représentants. Cela crée un vide quand le réalisateur d'OSS 117 ne fait plus de comédie… De vrais bons geeks de la comédie, on n'en trouve plus. Il reste Éric Judor, qui ne pense qu'à ça !

Hugo Alexandre : J'ajoute qu'il n'y a plus d'attelage entre réalisateurs et acteurs comiques comme ce fut le cas auparavant (Oury/de Funès, Veber/Pierre Richard). Dubosc tourne beaucoup avec Onteniente, mais ce n'est peut-être pas le réalisateur qui peut faire de lui un grand acteur comique, alors qu'il en a le talent. Même si j'aime beaucoup Camping.
On remarque aussi que la jeune génération peine à percer. La bande de Philippe Lacheau, que l'on présente comme la relève, s'approche de la quarantaine…
David Honnorat : La bande à Fifi, c'est la queue de la comète Canal, où l'on se marrait à 20 heures devant la télévision. Le système qui consistait à faire des grosses productions avec des gens de la télé est à bout de souffle. La puissance de la télé s'est essoufflée. On ne peut plus prendre les mecs les plus drôles à la télé et faire 5 millions d'entrées. C'est ce que nous avions montré dans notre vidéo sur La Cité de la peur. Nous allons entrer dans un nouveau cycle. De jeunes auteurs, présents sur Internet ou ailleurs, ont du potentiel pour renouveler le genre. Il ne faut jamais oublier que la comédie populaire n'est possible qu'avec une expérience collective et des références communes. Le morcellement des audiences fait que ça n'existe plus vraiment. Mais avec Netflix et YouTube, de nouvelles références communes peuvent émerger.

Le problème des comédies françaises contemporaines n'est-il pas de toujours vouloir faire passer un message ?
Hugo Alexandre : Il y a un message dans Rabbi Jacob ou dans Les Bronzés. Mais c'était peut-être plus subtil que dans À bras ouverts…
David Honnorat : La France est un pays politique, il y en a partout. Peut-être moins chez Francis Veber, qui est un horloger de la comédie. Il y a très peu de références sociologiques dans ses films. Après, dans beaucoup de comédies, même dans les années 1970 ou 1980, il y a un message. Même chez Veber ! D'ailleurs, j'ai une théorie selon laquelle Les Fugitifs est un film sur l'homoparentalité (rires).
Hugo Alexandre : Mais il est vrai qu'avec les réseaux sociaux, on interprète, voire surinterprète, dès la bande-annonce, avec une grille de lecture politique. On a l'impression qu'une comédie va forcément devoir parler de la société.
David Honnorat : Alors qu'Oury, il est sûrement parti de la cuve du chewing-gum pour faire Rabbi Jacob (rires).Modifier

Chansons

Ajouter description

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Nombreuses chansons de Jean Yanne et Michel Magne
Modifier

Chats

Ajouter description

Chiens

Ajouter description

Le Bal des casse-pieds

Jean Carmet élève une famille de chiens.
Modifier

Chômage

Ajouter description

Je vais craquer

Cadre sup licencié brutalement, Clavier accueille son chômage avec enthousiasme. Soi-disant pour écrire un roman, en fait pour vivre une vie de playboy pendant que sa femme s'occupe des enfants et passe l'aspirateur...
Modifier

Cigarette

Ajouter description

Cocu

Ajouter description

Mariages !

Le marié (Alexis Loret) couche avec une strip-teaseuse la veille du mariage
Mathilde Seigner trompe Dujardin avec Duléry
Modifier

Je vais craquer

Clavier qui passe l'essentiel du film à tromper sa femme (Nathalie Baye) finit par être lui-même cocu.
Modifier

Comédie musicale

[cf. Danse, Chanson]

danses dans les films (De Funès, Omar Sy/Intouchables, recrudescence dans scènes de danse gratuites dans les comédies fr (souvent pendant le générique))
chansons dans les films
Modifier

L'homme orchestre

Quand sur Rabbi Jacob, il tient à s’entraîner pendant des semaines afin de pouvoir danser aussi bien que ses camarades, c’est que, pour lui, ce n’est pas du ridicule que vient l’effet comique, mais au contraire de la précision de l’exécution. Pour être drôle, Louis de Funès doit maîtriser parfaitement son environnement. Dans L’Homme Orchestre, c’est cette même force de précision qui opère, aussi bien dans les séquences musicales que dans les scènes dialoguées. Serge Korber se permet même plusieurs scènes muettes, presque entièrement mimées, qui procèdent de cette même esthétique du mouvement et du rythme. Le comique de Louis de Funès est naturellement musical. Même quand il ne danse pas, tout ses mouvements sont chorégraphiés, séquencés. Rappelons que le comédien a une formation de musicien, et a officié pendant des années comme pianiste de bar. Il en a gardé ce sens du rythme, si précieux en comédie. Du coup, les metteurs en scènes qui ont affaire à lui ont tendance à se mettre en retrait, pour ne pas nuire au rythme imprimé naturellement par le comédien. Plutôt que d’essayer de diriger Louis de Funès, il suffit de poser sa caméra et de le suivre, en limitant les coupes, pour privilégier les plans larges et les travellings.
Modifier

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Séquence de comédie musicale sur Jésus
Modifier

Con

[cf. Pignon]Modifier

Mes amis

Personnage de Serge Hazanavicius.
Modifier

Cuisine

Ajouter description

Culte

[qu'est-ce qu'une comédie "culte" ? cas des flops en salle qui vieillissent bien]Modifier

Déguisement

Ajouter description

Le Derrière

Le Derrière, c’est l’histoire de Frédérique, une jeune amatrice de canassons qui, à la mort de sa mère, monte à Paris pour retrouver son père, qu’elle n’a jamais connu..
Au début du film, elle est hébergée chez Marc, un ami gay, qui lui propose de découvrir Paris by night en l’accompagnant en boîte de nuit avec sa bande d’amis. Mais, l’établissement en question n’acceptant pas les femmes, ils décident de la faire passer pour un homme grâce à une astuce très simple : un DÉGUISEMENT.
Le déguisement est un ressort classique de comédie, particulièrement prisé par des auteurs comme Molière ou Marivaux, notamment parce qu’il crée moult situations de malentendus et de quiproquos, mais pas seulement... ...
Le philosophe Henri Bergson considère la notion de déguisement comme un des fondements du comique. Pour lui, c’est le même effet qui opère quand on rit d’un chapeau haut de forme, d’un chien à moitié tondu ou d’un look passé de mode, à savoir l’idée d’une “mascarade”, l’impression d’un “trucage mécanique de la vie”.
Si Gérard Jugnot est aussi drôle dans Le Père Noël est une ordure, c’est parce que le symbole de fête et de bonheur que représente son costume est en décalage total avec la vraie nature de son personnage, odieux et répugnant. Il en va de même d’un antisémite déguisé en rabbin ou d’un Français moyen essayant de passer pour un officier nazi… le costume les pousse à adopter un comportement artificiel, à l'opposé de leur nature.
Un défilé de mascottes n’est pas franchement drôle en soi, sauf quand on se prend à imaginer qui se cache derrière le masque.
Plus le déguisement est grossier, plus on rit... Le DERRIERE est donc un cas d’école. Rien ne va dans le déguisement de Valérie Lemercier. L’artifice est complètement flagrant, et on devine très bien qui se cache sous le costume.
Pour autant, il ne s'agit pas d'un déguisement quelconque. C’est un TRAVESTISSEMENT.
Modifier

OSS 117 : Rio ne répond plus

OSS se déguise en Robin des bois.
Modifier

Détournement

Ajouter description

La Personne aux deux personnes

La COGIP, c’est l’entreprise fictive imaginée par les réalisateurs du film, Nicolas & Bruno, pour un programme court produit par Canal + qui consistait à doubler de manière parfaitement débile des films institutionnels des années 80
Cette pratique du détournement, ils l’avaient préalablement expérimentée avec une telenovela vénézuelienne pour “Amour, gloire et débat d’idées”
Nicolas & Bruno s’inscrivaient ainsi parfaitement dans la tradition du doublage à la con, à la manière de La Classe Américaine de le film de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette qui détournait les grands classiques américains.

=> ref : Lily la tigresse, La Classe américaine / Derrick contre Superman, La dialectique peut-elle casser des briques, sketchs Kad & O
Modifier

Dîner

Ajouter description

Le Bal des casse-pieds

Belle scène de dîner où Valérie Lemercier, qui est très chiante, empêche Rochefort et Villeret de manger en leur tenant les poignets. Un peu avant une scène en cuisine à mis en évidence le fait que Villeret était gaucher.
Modifier

Double

Acteurs qui jouent deux rôles dans le même film

Même famille :
- Les Visiteurs (Clavier, Lemercier...)
- Les Garçons et Guillaume à table (Gallienne et sa mère)
- Le Jumeau (Pierre Richard)
- Le Mac (José Garcia)

Imposteurs :
- Grosse Fatigue (Michel Blanc)
- La Gueule de l'autre (Serrault)

Doubles-vies / Transformations :
- Madame Irma
- Cyprien (cf. Dr Jerry & Mr Love)

Divers :
- Smoking / No smokingModifier

Les Rois du gag

Michel Serrault joue Gaëtan et Robert Wellson (respectivement acteur et réalisateur)
Modifier

Drogue

Ajouter description

OSS 117 : Rio ne répond plus

Scène d'initiation à la drogue quand OSS prend du LSD dans la camp hippie. L'effet arrive brusquement et rappelle le style de 99F.
Modifier

Je vais craquer

Clavier refuse une ligne de coke.
Modifier

Duo

[planche de duos]

Mécanique classique du clown blanc et de l’auguste
=> Mécanique twistée chez Veber : auguste “sérieux”, très premier degré, complètement inconscient de son ridicule ; le clown blanc n'est plus seulement un faire valoir, ses réactions sont presques plus drôles que les péripéties de l'auguste (cf. plans sur Lhermitte) ; Pignon ne peut pas fonctionner tout seul, il y a besoin de Brochant pour créer le contrepoint, le relief comique. À la fin c’est toujours Pignon qui gagne et le clown blanc qui est pitoyable

Tandem d'écriture (la plupart des auteurs de comédie aiment bien écrire à plusieurs) :
- Claude Zidi avec Michel Fabre / Didier Kaminka / Simon Michael
- Jean Marie Poiré avec Christian Clavier
- Gérard Oury avec Danièle Thompson
- Danièle Thompson avec Christopher Thompson
- Etienne Chatiliez avec Florence Quentin
- Kervern & Delépine
- Nicolas & Bruno
- Toledano & Nakache
- Jaoui & Bacri
- Eric & Ramzy
- Patelière & Delaporte
- Bourdon / Campan / LégitimusModifier

La Personne aux deux personnes

Dans La personne aux deux personnes, bien qu’ils aient des tempérament très différents, les deux personnages se complètent parfaitement. Ainsi réuni, le duo parvient donc à se libérer de sa ringardise, mais surtout : L’accident de Ranu l’a sorti de sa solitude.
On imagine aisément que la thématique concerne les réalisateurs puisque, précisément, ils ont, dans leur travail, une relation fusionnelle... Nicolas & Bruno s’inscrivent dans une longue lignée de duos comiques. Pas ceux qu’on voit devant la caméra comme Bourvil et De Funès, Laurel et Hardy ou Clavier et Reno. Mais plutôt ceux qui se mettent à deux derrière. A la manière d’Intouchables d’Eric Toledano & Olivier Nakache qui met en scène la complémentarité de son duo de personnages, de Seuls Two d’Eric & Ramzy qui les imagine seuls au monde ou encore de Deux en un des Frères Farelly où ils sont, littéralement, inséparables, La Personne aux deux personnes porte dans son récit, les caractéristiques de la création à deux.
Jean-Christian et Gilles s’encouragent, se félicitent. Ils créent ensemblent, ils doutent ensemble, débattent ensemble des meilleures décisions à prendre. À travers leur collaboration artistique, Jean-Christian et Gilles se protègent et s’entraident, comme le font Nicolas & Bruno. La comédie est souvent dépréciée par la critique, considérée comme triviale. Mais essayer de faire rire n’a vraiment rien de banal. C’est un exercice très compliqué, et parfois terrifiant. À deux on est moins seuls, et un peu plus courageux. La première étape en comédie, c’est d’avoir quelqu’un à faire rire. Et même si la complicité n’est pas forcément suffisante, le rire ne naît que de la communion. Derrière le vernis jemenfoutiste de l’esprit Canal, La Personne aux deux personnes cache donc une belle morale, celle de la communion et de l’échange. Nicolas et Bruno nous disent en substance : « quelles que soient vos obsessions et vos tares, faites comme nous : “soyez vous-mêmes, et soyez-le ensemble”. »
Modifier

Ecole

Film d’école = film familial (c’est un peu l’équivalent pour nous des Disney/Pixar aux US)

Deux gros cartons :
La guerre des boutons (10M) (est-ce qu’il est question d’école ?)
Les choristes (8.6M) (pas vraiment une comédie)

Il y a deux écoles dans le film d’école :
jouer la carte de la nostalgie (Le petit Nicolas, Boule et bill, Camille redouble, Ducobu ? Le petit spirou ?)
l’école c’est l’enfer (Le maitre d’école, Le plus vieux métier du monde, Les beaux gosses, Le nouveau, Les profs ? Neuilly sa mère ?)

souvent des adaptations de BD : reflet de l’époque où ont été conçues les BD (trente glorieuses pour Boule et Bill / Le petit nicolas, années 90 pour Ducobu / Les profs / Les beaux gosses)
Modifier

Emmerdeur

Ajouter description

Tais-toi !

L’Emmerdeur apparaît au cinéma en 1973, dans le film du même nom d’Edouard Molinaro sur un scénario de ce cher Francis. Jacques Brel incarne François Pignon, le type lambda par excellence, ici représentant en chemises dépressif, qui va faire de la vie de Lino Ventura un véritable enfer. Plus tard, Francis Veber, devenu réalisateur, reprend son personnage d’emmerdeur, qui devient sa marque de fabrique... Il est toujours accompagné d’un souffre-douleur, incarné dans les années 1980 par Gérard Depardieu, qui deviendra à son tour emmerdeur dans Tais-toi ! vingt ans plus tard.

Le souffre-douleur est indispensable à l’emmerdeur, car chez Francis Veber, la comédie ne consiste pas seulement à montrer quelqu’un faire quelque chose de drôle, mais surtout à montrer quelqu’un en train de regarder quelqu’un faire quelque chose de drôle Steve Kaplan, auteur de “L’Ecriture d’une comédie”, appelle ça le principe de "comportement sérieux" / "comportement troublé". L’emmerdeur est le personnage qui ne se rend pas compte d'un problème ou qui le crée lui-même sans le savoir. Il se met dans les situations les plus absurdes, mais les vit totalement au premier degré. Il ne fait pas exprès de s’enliser dans les sables mouvants ou de s’asseoir sur la seule chaise cassée de la salle de réunion. Il a un comportement “sérieux”. Face à lui, il y a le type raisonnable, celui qui voit très bien le problème, fait tout ce qu’il peut pour lutter contre, mais ne peut que constater les dégâts. C’est le comportement troublé.

Dans La Chèvre par exemple, ce sont moins les chutes de Pierre Richard qui font rire, que les réactions troublées de Depardieu en contrechamp. Vingt ans plus tard, dans La Placard, Depardieu incarne Santini, un homophobe notoire, qui, par peur de se faire licencier, essaie de se lier d'amitié avec un employé prétendu homosexuel, François Pignon. Dans le Placard, il y a une inversion des rôles. Ce n’est plus le petit homme de la foule qui crée la comédie mais bel et bien le mâle alpha interprété par Depardieu. Troublé dans ses certitudes, il va se faire de plus en plus envahissant. Dans Tais-toi !, la mue de Depardieu est terminée. Il incarne un véritable abruti, un emmerdeur de classe mondiale.

C’est là qu’intervient... Jean Reno. L’acteur est parfait pour le rôle puisqu’il a eu son emmerdeur attitré en la personne de Christian Clavier, au début des années 90, et qu’il formait déjà un tandem de comédie chez Francis Veber avec Patrick Bruel dans Le Jaguar... Dans Tais-toi !, Jean Reno joue un malfrat qui veut se venger de l’assassin de sa femme. Il rencontre Quentin en prison qui, persuadé d’avoir enfin trouvé un ami, ne va plus le lâcher d’une semelle.
Modifier

Enfants

Ajouter description

Entreprise

Ajouter description

Extra-terrestre

Ajouter description

Famille

Ajouter description

Fantastique

Ajouter description

Femmes

Des mecs, des gonzes, des tontons, des loustics, des pignoufs, des bonshommes... À croire qu'il faut en avoir, des grosses et des bien arrimées, pour faire marrer les français...
Les femmes ne sont pas totalement absentes, mais elles n'existent en général que par rapport aux personnages masculins. Elles sont leurs faires-valoirs, leurs épouses, leurs mères, leurs filles... et restent ainsi reléguées au second plan.
Comme une exception confirmant la règle, Arletty est longtemps restée l'une des seules femmes à se hisser en haut de l'affiche, probablement grâce à sa gouaille et son phrasé si particulier... [atmosphère]
Selon la spécialiste de l'humour Judith Stora-Sandor, la majorité des comédies réduisent leurs personnages féminins à deux archétypes distincts, la MÉGÈRE et la SÉDUCTRICE.
La Mégère, c’est par exemple l’épouse qui fait la gueule, la grand-mère acariâtre ou la patronne castratrice. En résumé, c’est le prolongement de l’image maternelle, la femme qui plonge l’homme dans un état de régression infantile.
À l’inverse, la SEDUCTRICE est celle qui permet à l’homme de s’épanouir et trouver son plaisir, c’est la créature vénéneuse qui distrait le héros, la figure de la maîtresse qui a fait les grandes heures du théâtre de boulevard, ou encore la blonde écervelée, popularisée par Marilyn Monroe puis, en France, par Brigitte Bardot...
Cette vision binaire des femmes s'explique par une raison simple : la grande majorité des auteurs sont des hommes !
Les récits s’appuient donc très souvent sur des mécaniques psychologiques liées à l’imaginaire masculin, habité par le complexe de la Maman et de la Putain...
… ou ce qui, dans les théories freudiennes, se résume à l’opposition des deux courants de l’amour masculin, le courant tendre et le courant sensuel.
Ce n’est qu’à partir des années 70 que les choses commencent à changer, avec l’essor de personnalités atypiques sortant des schémas habituels, comme Annie Girardot, Bernadette Lafont ou Josiane Balasko.
Au fil des générations, les rôles féminins se sont diversifiés à l'écran, notamment devant la caméra de femmes cinéastes, soucieuses de mieux définir leurs personnages en évitant de les réduire à des stéréotypes de genre.
Car si le fait qu'un personnage soit une femme constitue une donnée importante, celle-ci est loin d'être suffisante à sa caractérisation. De même pour l'orientation sexuelle.
Avant d’être des femmes ou des hommes, des homos ou des hétéros, les personnages des films réalisés par Josiane Balasko sont surtout des Français moyens, ceux d’Agnès Jaoui des membres de la petite bourgeoisie, et ceux de Julie Delpy des intellos post soixante-huitards...
Modifier

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Femmes objets, comportements sexistes, tapes aux fesses...
Modifier

Film choral

Ajouter description

Mariages !

Modifier

Fin

Idée : compiler la dernière réplique de quelques films, un peu comme dans cette vidéo : https://vimeo.com/155707104Modifier

Mariages !

Dernière réplique : "Oui."
Modifier

Flics

Ajouter description

France

[Carte de France des comédies]Modifier

Gastronomie

Ajouter description

Les Bidasses en folie

Gérard Filippelli sert un steak bleu à Christian Fechner (la blague c'est que c'est un steak qui est vraiment de couleur bleue)
Modifier

Gendarmes

Ajouter description

Générique

Typologie des génériques de fin :
générique 80s avec un extrait de chaque acteur et son nom qui apparaît (Les Bronzés, etc)
bêtisier
danse finale
générique avec des blagues dedans (Nuls)
Modifier

Gogols

Ajouter description

Grimace

Ajouter description

Guerre

Ajouter description

L'As des As

Seconde guerre mondiale (Hitler est même un des personnages).
Modifier

Handicap

Ajouter description

Hippies

Ajouter description

Je vais craquer

Anémone joue une baba-cool un peu collante que Clavier rencontre à Beaubourg devant un spectacle de rue.
Modifier

Historique

Ajouter description

Hitler

Depuis Le Dictateur de Chaplin, Hitler est un personnage dont on aime s'amuser :
- Scène du Grand Restaurant (ombre qui lui fait le visage d'Hitler)
- Le Führer en folie
- L'As des As : Hitler est un des personnages
- Villeret dans Papy fait de la Résistance
- Grégoire Moulin : le personnage se déguise en Hitler
- La Belle Epoque : Auteuil gifle un mec qui joue Hitler
- Intouchables : Omar Sy fait à Cluzet la moustache d'Hitler
- Le Prénom (Adolf)
- Les Rois du gags : deux assistants de l'humoriste Gaëtan (Michel Serrault) lui présentent un gag où l'un d'eux accroche son manteau sur le bras tendu de l'autre en train de faire le salut hitlérien. Gaëtan trouve le gag nul et répond que des gags sur Hitler, on lui en a déjà vendu une vingtaine. (source : wikipédia)

(à l'étranger : Jojo Rabbit, To be or not to be, Inglourious Basterds, Kung Fury, etc.)
cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolf_Hitler_au_cin%C3%A9maModifier

La Belle Époque

Daniel Auteuil va sur un plateau où on reconstitue la Seconde Guerre Mondiale et gifle Hitler.
Modifier

Homosexualité

Ajouter description

Le Derrière

À la naissance du cinéma, la comédie s'appuie sur des ARCHETYPES facilement reconnaissables par le public, comme le dur à cuire, le bourgeois ou l'ivrogne. Comme l’explique l’historien Vito Russo dans son ouvrage The Celluloid Closet, dont a également été tiré un documentaire, c’est dans ce contexte qu'apparaît... LA “FOLLE”, un personnage d'homme à l'allure efféminée, qui traverse les décennies en faisant rire à ses dépens par son comportement maniéré.
La question de sa sexualité, d’abord occultée, ne fait plus aucun doute à partir des années 70 : il préfère les hommes, et le fait savoir, par des sous-entendus plus ou moins appuyés. Le stéréotype s’étoffe alors d’un nouveau cliché. Sa sexualité menace désormais la virilité des hétéros, qui craignent de se retrouver dans des situations équivoques, ce qui renvoie à une définition tout à fait littérale de l’HOMO-PHOBIE, à savoir la peur des homosexuels.
Dans L’Animal, Jean-Paul Belmondo, cascadeur courageux et couillu, se fait même carrément agresser par son sosie gay, perpétuant le cliché d’une sexualité débridée et nocive.
En comparaison, la sortie de La Cage aux Folles en 1978 fait presque figure de bond en avant. Pour la première fois en France, une comédie accorde ses deux rôles principaux à un couple d’hommes. Des parents, plutôt heureux en ménage, dotés d’une personnalité propre, et d’aspirations autres que sexuelles...
Cependant, le film ne s’empêche pas d’entretenir, au moins avec le personnage de Michel Serrault, la caricature classique de l’homme efféminé et précieux, incapable de tartiner une biscotte comme un vrai bonhomme.
Dans le même temps, Claude Brasseur tient un rôle plus subtil dans Un éléphant ça trompe énormément. Son homosexualité ne le définit pas en tant que personnage, à tel point que ses propres amis ne la découvrent qu’à la fin du film. En revanche, il s’inscrit dans l’autre grand poncif fondateur de l’archétype gay, à savoir celui de l’homo souffrant, mal dans sa peau, qui finit forcément seul et désespéré.
En contrepoint de la peur des homosexuels, quelques films témoignent ainsi d’une autre forme d’HOMO-PHOBIE : la peur d’être homosexuel.
Dans T’es folle ou quoi, où Aldo Maccione forme un couple avec Fabrice Luchini [verre Lemercier] l’homosexualité est présentée comme une erreur de jeunesse, l’un des deux trouvant finalement le bonheur avec une femme, quand l’autre reste seul et malheureux.
Même prédisposition au malheur pour le personnage gay d’Antoine de Caunes dans L’Homme est une femme comme les autres, qui finit seul les cheveux tout mouillés, ou pour celui de Jean-Pierre Bacri dans Mes Meilleurs copains, qui se plaint de “n’avoir pas baisé depuis 83”.
Dans les années 90, une série de films commencent à s’éloigner des clichés [“mais qu’est-ce que ça peut nous foutre ?”] euh non pas celui-là, mais plutôt Pédale Douce, Belle-Maman, ou Pourquoi pas moi?, qui présentent une galerie de personnage plus complexes, ni précieux, ni désespérés, qui ne font plus rire à leur dépens.
Dans Gazon Maudit, c'est bien l'homme hétéro incarné par Alain Chabat qui est ridiculisé, en caricature du macho perdant le contrôle sur son ménage. Notons au passage l’apparition de personnages de lesbiennes, jusqu'alors invisibilisées, et qui resteront malgré tout très rares dans la comédie française.
Alors que l’an 2000 pointe bientôt le bout de son nez, Le Derrière fait donc le bilan, calmement, d'un siècle de comédie.
Car Valérie Lemercier y confronte une variété d'archétypes : le jeune gay épanoui côtoie le vieil homo repenti de son passé hétéro, ou le dandy raffiné dégoûté par les femmes.

Si Le Derrière questionne la représentation de l’homosexualité, plusieurs comédies s’intéresseront par la suite à la manière dont elle est perçue par la société. C’est le cas par exemple du PLACARD, où le faux coming out de François Pignon change brusquement le regard de tout son entourage. Alors que Pignon ne change rien à son comportement, sa réputation se dégrade sur la seule base de fantasmes ancrés dans l’inconscient collectif.
15 ans plus tard, le débat sur le Mariage pour tous a inspiré d’autres comédies fondées sur une supposée évolution des moeurs, tout en continuant de véhiculer les mêmes stéréotypes. On pense par exemple au personnage de Yacine dans Epouse-moi mon pote qui décide de se marier avec son ami Fred pour éviter l’expulsion. Nos deux héros soignent ainsi au mieux leur couverture de couple gay afin de tromper un inspecteur zélé (1) mais ils le font en s’appuyant sur une vision outrancière et hypersexualisée de l’archétype de la folle… (2)
Paradoxalement, tandis que Fred profite de l’expérience pour découvrir qu’il est réellement attiré par les hommes, l’aventure se conclut dans une scène où Yacine est amené à clamer publiquement... son hétérosexualité.
Ce principe de coming-out inversé est d’ailleurs un motif récurrent du début des années 2010 puisque c’est également le sujet de TOUTE PREMIERE FOIS où le personnage gay de Pio Marmaï s’éveille à l’hétérosexualité ; ou du césarisé LES GARCONS ET GUILLAUME A TABLE dans lequel Guillaume Gallienne s’évertue à convaincre tout le monde qu’il n’est pas homosexuel.
La société a évolué, et les homos ne prêtent a priori plus à rire en tant que tels.
Les comédies s’intéressent dès lors davantage au regard des autres, et c'est désormais plutôt l’homophobie qui est tournée en ridicule.
[BRONZÉS 3]
Mais en réalité, l’homosexualité continue de faire l’objet de gags plus ou moins subtils.
C’est le cas dans de nombreux films qui, sans que ce soit le sujet principal, mettent en scène une tension sexuelle, assumée ou non, entre personnages masculins.
Il est ainsi fréquent de spéculer sur les préférences d’un personnage, ou de se moquer de certains comportements équivoques, en s'appuyant toujours sur des clichés décidément tenaces.
Fondamentalement, à quelques rares exceptions restées confidentielles, les personnages gays occupent une place marginale dans la comédie française.
Qu'ils soient la cible de moqueries, de caricatures grossières, ou qu'ils constituent une menace, ils représentent une altérité grotesque à laquelle le spectateur n'est que très rarement amené à s'identifier.
Avec Le Derrière, Valérie Lemercier a eu l'idée d'inverser les rôles. Dans le milieu homo, épanoui et branché, qu'elle infiltre, c'est justement Frédérique, femme hétéro débarquée de sa campagne, qui fait tache. Elle se déguise alors... pour être comme les autres.
Tout au long du film, Frédérique cherche ainsi à imiter un modèle dans l'espoir d'être acceptée et aimée... de la même manière que, dans La Tour Montparnasse Infernale, Ramzy tente, pour échapper aux vannes de son ami Eric, de réfuter son homosexualité.
Ce qui est drôle, ce n’est pas ce que sont les personnages, mais l’énergie absurde qu’ils consacrent, par conformisme, à camoufler leur vraie nature.
Souvenez-vous de Bergson et de la mascarade : il n’y a rien de plus risible que de tenter de passer pour ce qu’on n’est pas.
Modifier

Le Bal des casse-pieds

Michel Piccoli dit que tous les hommes sont "de la sacoche". Il tente d'en faire la démonstration à Jacques Villeret en pelotant un type au marché. Ça tourne mal.
Modifier

OSS 117 : Rio ne répond plus

OSS se pose des questions sur sa sexualité suite à une folle soirée mais, confronté à ses désirs, il les refoule de manière puerile.
Modifier

Humour noir

Ajouter description

Imposteur

Ajouter description

Le Bonheur est dans le Pré

Modifier

Internet

Ajouter description

Jeux de mots

Ajouter description

Kidnapping

Ajouter description

Lecture

[infographie : livres lus dans les comédies fr (inspiré de la rubrique Calmos)]Modifier

La Belle Époque

Martin Eden (pas bien capté si c'est Auteuil ou sa femme qui le lit)
Modifier

Losers

Ajouter description

Mariage

Ajouter description

Mariages !

Modifier

Marque

[infographies : panorama des marques fictives vues dans les comédies françaises genre :
- Ragoutoutou (nourriture pour chiens, Le coup du parapluie)
- Casimir (nourriture pour chiens, Le Distrait)
- 20th Century Bank (banque, La course à l'échalote)
- Tricatel (restauration, L'aile ou la cuisse)
- Alimazone (vente en ligne, Effacer l'historique)
- SCEP (poulets, OSS 117)
- Le Yankee (chewing gum, Rabbi Jacob)
- Canapi (canapés, Fatal)
- Blast FM (radio, Radio Stars)
- Gerbastop (médicament, Je te tiens tu me tiens par la barbichette)
- 321 (agence de voyages, Carambolages)
[les suivantes sont citées dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_marques_fictives#Cin%C3%A9ma]
- Aaltra (matériel agricole, Aaltra)
- Agence Security (protection de personnes, La Cité de la peur)
- Altra Automotive (camping-car, Trafic)
- Aquilair (compagnie aérienne, Cookie)
- Beaumont-Liégard (textile, Le Corps de mon ennemi)
- Belle de Jura (fromage, Poupoupidou)
- BFC (banque, Tais-toi !)
- BNC (banque, Ripoux contre ripoux)
- BNT (banque, Les Fugitifs)
- COGIP (La Personne aux deux personnes)
- Cordell SA (presse, L'Héritier)
- Eurodiscount (distribution, La Vérité si je mens ! 2)
- Factory Mode (textile, La Vérité si je mens !)
- France Hebdo (presse, Le Jouet)
- Gaitoutou (nourriture pour chiens, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil)
- Geugène Industrie (musculation et remise en forme, Espace détente)
- Groobad (barres chocolatées, 99 francs)
- GGT (syndicat, Promotion canapé)
- Guide Duchemin (édition, L'Aile ou la Cuisse)
- Kiff (lessive, 99 francs)
- La Coke (boisson énergisante, Fatal)
- Madone (produits laitiers, 99 francs)
- Planète Assistance (assistance, Banzaï)
- R2i (radio, Envoyés très spéciaux)
- Radio Plus (radio, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil)
- Ross & Witchcraft (publicité, 99 francs)
- The Three Kings (whisky, Les Tontons flingueurs)
- Victoria (nettoyage industriel, Itinéraire d'un enfant gâté)
- Vladis Entreprise (L'Antidote)]Modifier

Effacer l'historique

Benoit Poelvoorde est un livreur de chez Alimazone
Modifier

Médecine

Ajouter description

Méta

Ajouter description

La Cité de la peur

La comédie s’appuie en général sur le principe de suspension d’incrédulité. À l’inverse, Les Nuls ne cessent de nous rappeler que le cinéma c’est du flan (enfin vous voyez ce qu’on veut dire),

Les gags s’enchaînent les uns après les autres et peu importe s’ils sont invraisemblables. Les Nuls n’ont pas besoin d’une raison logique pour faire apparaître subitement à l’écran une tasse géante, changer les inscriptions sur un panneau ou téléporter une boucherie dans les sous-sols d’un cinéma. Ce charcutage des règles narratives, on le trouvait déjà en France chez quelques cinéastes à partir des années 50, comme Jean-Luc Godard, Alain Resnais ou Luis Bunuel. Mais l’esprit d’irrévérence des Nuls trouve plus probablement sa source du côté de la comédie anglo-saxonne des années 70, notamment chez Mel Brooks, les Monty Python ou le trio Zucker-Abraham-Zucker dits les ZAZ, qui n’hésitaient jamais à pervertir le réel pour la beauté du gag. Au fond c’est du cinéma, donc c’est pour de faux, du coup tout est permis. Cette liberté, Mel Brooks la revendique en allant jusqu’à faire surgir la réalité dans la fiction.

Dans les années 50, Tex Avery s’amusait déjà à faire déborder ses personnages du monde fictionnel, en interférant sur la pellicule ou en interpellant directement le spectateur. Dans son ouvrage Figures III, le narratologue Gérard Genette appelle ça la METALEPSE, qu’il définit comme le “franchissement de la frontière entre deux mondes, celui où l’on raconte, et celui que l’on raconte”. Ce procédé, que l’on appelle vulgairement le META, est aujourd’hui monnaie courante au cinéma, mais c’est probablement Mel Brooks qui l’a le mieux utilisé. Tous ses films sont parsemés de clins d’oeil au monde extérieur, qui contient aussi bien le spectateur que la caméra ou les techniciens, et même la VHS du film en train d’être tourné. Dans la Cité de la peur, les Nuls ont régulièrement recours à la métalepse, en faisant interférer la caméra dans l’action, en bruitant une séquence à la bouche ou encore en faisant dialoguer la voix off avec les personnages...
Modifier

Météo

Ajouter description

Les Bidasses en folie

Scène du camping : il pleut tellement, que leur tente est immergée, et leurs matelas gonflables dérivent dans la rivière.
Modifier

Métiers

Ajouter description

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Journaliste, reporter, animateur radio
Modifier

La Moutarde me monte au Nez

Pierre RIchard est prof de maths.
Modifier

Montagne

Ajouter description

Mort

Ajouter description

Mes amis

Yvan Attal et Serge Hazanavicius essaient de cacher le corps d'une fille morte pendant une soirée SM.
Modifier

Le Viager

Tous les membres de la famille meurent les uns après les autres.
Modifier

Moustache

[Planche "Les meilleures moustaches de la comédie française"]Modifier

Musique

[Planche Les grands compositeurs de la comédie fr]


Cosma (La chèvre, Le Grand blond, L’as des as, La Boum, Rabbi Jacob, L’aile ou la cuisse, Le diner de cons...)
Roubaix (L’homme orchestre, La grande lessive, L’Etalon, La scoumoune)
Lefèvre (Le gendarme, La soupe aux choux, Jo...)
Delerue (Calmos, Le cerveau, Le Corniaud, Tendre poulet)
Gainsbourg (Les bronzés, Sex shop, Le Pacha, Tenue de soirée...)
Bachelet (Les Bronzés 2, Coup de tête...)
Polnareff (La folie des grandeurs, La vengeance du serpent à plumes...)
Bource (OSS, The Artist, De l’autre côté du periph)
Rombi (Bienvenue chez les chtis, Mensonges et trahisons, Rien à déclarer, Astérix)
Modifier

Nudistes

Pécas
tradition des meufs à poil dans les comédies françaises des années 70/80Modifier

Paris

Ajouter description

Parodie

Ajouter description

Mes amis

Séquences de parodies de sitcom.
Modifier

Pastiche

Ajouter description

Patronymes

[Planche Pignon/Perrin et/ou Patronymes rigolos]
Karamazov, Jacquouille, père Tarain, Patrick Chirac, Pivert, dr apfelgluck, OSS 117
noms récurrents dans la comédie française (y a-t-il d’autres exemples que Pignon/Perrin)
noms gags (Joseph Ordure dans Les vécés, Ben-Hur Marcel dans 2h moins le quart, la vie dissolue de gérard floque, ça fait penser à flaque donc ça situe tout de suite le personnage)
monsieur sim

CLICHÉ DE COMEDIE FRANCAISE :
un mec se goure dans le nom de quelqu'un plusieurs fois de suite, en écorchant son nom à chaque fois de manière différenteModifier

Didier

Jean-Pierre Bacri fait passer Didier pour un joueur lituanien nommé Didje Hazanavicius. (Sachant que Michel Hazanavicius incarne le joueur qui se blesse, à qui Bacri doit trouver un remplaçant.)
Modifier

Mes amis

Fun fact : le personnage d'Yvan Attal s'appelle Eric Toledano.
Modifier

Photographie

Ajouter description

Aaltra

Extrait "De groland au grand soir" (Capricci, p. 71) :
"[Hugo] voulait savoir ce qu'on aimait comme image, ce qui nous ferait envie. On lui parle de Japon (Carlos Reygadas, 2000) : « On aimerait la même image mais en noir et blanc. — C'est n'importe quoi ! »"
Modifier

Politique

Ajouter description

Potes

Ajouter description

Prêtre

[creuser la figure du prêtre, souvent ridiculisé]Modifier

La Vie est un long fleuve tranquille

Jésus Reviens
Modifier

Le Missionnaire

Modifier

Les Anges gardiens

Modifier

Profs

Ajouter description

La Moutarde me monte au Nez

Pierre RIchard est prof de maths.
Modifier

Province

Ajouter description

Psychanalyse

Ajouter description

Quiproquo

Ajouter description

Racisme

Ajouter description

Religion

Ajouter description

Représentants de commerce

Marielle, Les Portes de la gloire, l’entourloupe - tandis que le métier tombe peu à peu en désuétude, le personnage semble avoir disparu avec la Xantia de Jean-Claude Convenant dont on n’a plus de nouvelles depuis Le Séminaire (2009), suite de l’adaptation de Caméra Café sortie en 2005 : Espace détente.Modifier

Répliques cultes

[Planche de répliques cultes ?]Modifier

Science-fiction

Ajouter description

Les Sous-doués

Scène de la machine à apprendre
Modifier

Sexe

Ajouter description

Sport

Ajouter description

Suspension d'incrédulité

Cette idée, introduite par le poète anglais Coleridge, est la base de la narration fictionnelle : un pacte entre l’auteur et le spectateur. L’auteur doit rendre vraisemblable les situations présentées, et le spectateur doit accepter d’y croire.

C’est d’autant plus vrai en comédie que les situations sont souvent farfelues :

Des bébés échangés à la naissance, des pétomanes en communication avec les étoiles ou un duo moyenageux propulsé dans le futur… On rit parce qu’on y croit, parce qu’on oublie qu’on est en train de regarder un film.
Modifier

Ta Gueule

[Planche "Florilèges de TA GUEULE" dans des bulles]Modifier

Tchao Pantin

Il arrive que certains acteurs de comédie, attirés par les reflets dorés de quelques compressions, trahissent leur paroisse pour lorgner vers le drame. On appelle ça faire son Tchao Pantin, en référence...Modifier

Technologie

Personnages aux prises avec le progrès
- Monsieur Sim qui parle avec son GPSModifier

La Belle Époque

Auteuil est anti-progrès (il insulte son GPS etc.)
Modifier

Télévision

Ajouter description

Thèse

Les Chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru, c’est le titre de la thèse du personnage d’Agnès Jaoui, guide et doctorante en histoire, qui fait l’objet d’un running gag dans On connaît la chanson d’Alain Resnais. Dans L’Étudiante de Claude Pinoteau, Sophie Marceau passe son oral d'agrégation en lettres classiques sur « Amour et amour de soi dans Le Misanthrope de Molière »… Autant de preuves que les universitaires ont toute leur place dans la comédie française. D’ailleurs si on devait un jour signer une thèse en rigologie on a quelques sujets sous le coude : {liste de sujets à la con} Modifier

Théâtre

France = pays à la grande tradition théâtrale, donc il est logique que la comédie fr vienne y puiser
Gageure de transformer une pièce en film
fun fact : Poiré a fait une dépression en adaptant La Cage aux folles tellement il en chiait (d’où l’appel à la rescousse de Veber qui a fini le boulot (lui avait déjà adapté L’Emmerdeur, et adaptera plus tard Le Diner de cons))
Autres spécialistes de l’adaptation : Jaoui-Bacri (Cuisine et dépendances, Un Air de famille)
L’adaptation de classiques est un art casse-gueule : Le Dindon (d’autres exemples ?)
Modifier

Titres

Ajouter description

Travail

Ajouter description

Travestissement

Si certains personnages de comédie se travestissent par choix, il est plus courant qu'il s'agisse d'un stratagème imposé par les circonstances.
Le FAUX TRAVESTI se déguise par obligation. En général, il n'est pas très à l'aise dans son costume, qui va le plonger dans des situations inconfortables. Surtout, il a une fâcheuse tendance à sortir de son rôle... quand ce n’est pas l’un de ses accessoires qui fait défaut ! [Fugitifs : “remarquez y a des femmes avec les cheveux courts - oui mais pas avec une tête pareille”]
C’est d'ailleurs quand le faux travesti est percé à jour qu’il est le plus drôle, quand la nature est plus forte que le trucage. [La cage aux folles : Serrault qui perd sa voix]
Mais si ce type de déguisement fonctionne si bien en comédie, c'est avant tout parce qu'il s'agit, tout simplement, d'un MENSONGE.
Ce principe est parfaitement illustré par le classique de la comédie américaine CERTAINS L’AIMENT CHAUD où, pour échapper à des gangsters, deux hommes ont l'idée de se déguiser en femmes, pour fuir la ville en se mêlant à un orchestre de jazz.
Toute la tension du film repose sur ce subterfuge grossier, un mensonge intenable donnant lieu à de multiples situations comiques. Ce n'est qu'à la toute fin qu'ils peuvent avouer leur vraie nature, pour accéder aux charmes de Marilyn Monroe, ou tenter de refuser les avances d'un milliardaire amoureux.
Dans Le Derrière, Frédérique s’enferme elle aussi dans un mensonge absurde. Après quelques jours d’enquête, elle découvre l’identité de son père. C’est un conservateur de musée incarné par Claude Rich, qui vit avec un homme, en la personne... de Dieudonné. Frédérique, s’imaginant que son père déteste les femmes, décide alors de reprendre son déguisement et de se présenter à lui en HOMME.
Le Derrière se place ainsi dans la droite filiation de Certains l’aiment chaud, à un petit détail près : ici c’est une FEMME qui se déguise en HOMME, et non l’inverse, ce qui donne au film une connotation comique très différente.
Car, la plupart du temps au cinéma, le travestissement féminin ne vise pas à faire rire. Il est au contraire présenté comme assez beau, éventuellement subversif, et très souvent sexy !
Contrairement à un déguisement de Robin des bois ou de chevalier, le travestissement n’est pas un acte anodin, car il brouille les frontières du genre, et génère, en particulier chez les hommes, une certaine ambiguïté sexuelle.
Modifier

Troupe

[// film choral ?]

Pour la mise en scène des Bronzés, les comédiens du Splendid imposent un de leurs amis. Ancien dessinateur de BD, Patrice Leconte est trentenaire et sort d’un énorme bide avec son premier film “Les Vécés étaient fermés de l’intérieur”
Ce choix est fondamental pour la troupe qui tient à garder, sur le tournage, l’esprit de convivialité qui a fait leur succès au café-théâtre. Patrice est un proche de la bande, partage leur humour et c’est donc avec lui qu’ils écrivent, tous ensemble, le scénario du film.
Cette écriture collective est l’un des principaux atouts des Bronzés.
Il n’y a pas un personnage principal, il y en a... au moins SEPT.
Chaque auteur-interprète développe son propre personnage avec sa propre sensibilité, le nourrit, le bichonne, lui invente des obsessions, des manies ou des gimmicks. C’est ce qui crée cette sensation de vérité, cette impression que le personnage EXISTE.
D’ailleurs Gigi, Popeye ou Jean-Claude Dusse existent bien au-delà du film, puisqu’ils ont été maintes fois interprétés sur scène avant le tournage, qu’on a pu les voir évoluer dès l’année suivante dans Les Bronzés font du ski... et même les retrouver près de 3 décennies plus tard dans… enfin vous savez !
Les personnages du Splendid vivent comme les vrais gens, parlent comme les vrais gens, notamment de sexualité. [Scène pour l’illustrer] Fait rare en comédie, Les Bronzés jouit de deux personnages féminins principaux écrits par des femmes. [Scène pour l’illustrer]
Si les Bronzés sont si criants de vérité, c'est d'une part parce qu'ils sont inspirés de spécimens réels observés au Club Med...
Et d’autre part parce que chacun a pu enrichir son personnage de son vécu personnel... [Témoignage de Michel Blanc en vidéo ?]
Cette proximité avec leurs personnages autorise les comédiens du Splendid à s’en moquer de manière parfois très cruelle, sans nuire à l’identification du spectateur. Même s’ils prennent un malin plaisir à les empêtrer dans des situations ridicules ou humiliantes, il semble évident qu’ils les aiment, et ça se ressent à l’écran. [Divan Clavier]
Modifier

Vacances

[Carte des destinations]Modifier

Les Bronzés

Un pays qui a créé en 1981 un Ministère du Temps Libre a forcément un rapport particulier à la question. Avec 5 semaines de congés payés et 11 jours fériés, la France met 35 millions de voyageurs par an sur la route des vacances. Les Français y consacrent en moyenne deux semaines de leur été, un record absolu en Europe.
Cette tradition est ancienne et très ancrée dans la culture française puisque dès 1838, Stendhal publiait déjà les Mémoires d’un touriste...
Quant au cinéma, dès ses débuts fin XIXème, l’invention des frères Lumière semblait conçue pour nous emmener en vacances.
Depuis, le cinéma français en général, et la comédie en particulier, en a fait l’un de ses sujets de prédilection, documentant au fil des années l’évolution de la société et des pratiques touristiques...
Voyez donc, comme, depuis des décennies, le cinéma invite au voyage.
Marchons dans les pas de Monsieur Hulot, à la découverte des premières stations balnéaires.
Roulons avec Bourvil, sur les routes italiennes.
Goûtons ensemble aux joies des voyages organisés ou envoyons nos enfants en colonie de vacances.
Essayons-nous, pourquoi pas, à la vie en communauté...
Mais méfions-nous tout de même des destinations à risque,
des compagnies low-cost,
ou de la nourriture épicée !
Ailleurs en Europe, le sujet est traité de manière extrêmement diverse, puisque les comédies d’exploitation italiennes et les farces burlesques britanniques côtoient des chroniques auteurisantes particulièrement acerbes, et pas forcément drôles, sur le tourisme et ses dérives.
Au fond, malgré leurs ZERO jours de congés payés par an, les Etats-Unis restent le seul pays à produire autant de comédies de vacances que nous.
Mais aux States, on n’est pas là pour beurrer les tartines de Benco. La comédie de vacances américaine se concentre donc souvent sur des séjours courts et intenses, représentés par des sous-genres très spécifiques comme la COMÉDIE DE LUNE DE MIEL, ou la COMÉDIE DE SPRING BREAK
Deux films contemporains des Bronzés, et particulièrement cultes outre-Atlantique, illustrent bien les spécificités culturelles des vacances d’été américaines...
MEATBALLS, d’abord, ou en version française “Arrête de ramer, t'es sur le sable”, qui donne à Bill Murray son premier grand rôle en moniteur irresponsable d’un camp de vacances pour ados...
Et National Lampoon’s Vacation, en français BONJOUR LES VACANCES, qui le temps d’un road-trip à travers le pays, nous fait vivre l’enfer des vacances en famille.
Ces deux classiques, appartenant chacun à une longue lignée de films aux contextes similaires, suggèrent que les vacances des Américains sont plutôt réservées soit aux familles, soit aux adolescents...
Cet état de fait renvoie à la nature régressive du tourisme notamment mise en évidence par le sociologue Edgar Morin.
“Se décharger des responsabilités et des soucis”
Si Les Bronzés ont la chance de pouvoir vivre, eux, des vacances d’adultes, ils n’en sont pas moins de grands enfants… [scène illustrative]
Ou plutôt des ados en pleine puberté, dont le but premier semble d’épanouir leur sexualité, mais qui ne cherchent au fond rien d’autre que trouver leur place dans la société.

D’un point de vue américain, et en dépit des calvities et des moustaches, Les Bronzés a finalement tout d’un TEEN MOVIE.
Mais avant d’être des gosses, Les Bronzés sont surtout d’indécrottables FRANÇAIS.
Grande pourvoyeuse de voyageurs, la France est aussi, depuis plus de vingt ans, la première destination touristique mondiale.
Il n’y a rien à dire, rien à faire, ce pays pue les vacances. Comme si chaque jour de sa vie morose, au bureau ou à l’usine, le Français rêvait de transats et d’autoroute du soleil.
[scène Georges Pelletier : “J’ai balancé le costard, la cravate, la moustache, j’ai tiré un trait sur toute cette partie-là de ma vie.“]
Comme si nous n’étions tout à fait nous-mêmes que les pieds dans le sable [****] ou sur une piste de ski [La première étoile], à attendre la vague [Brice] ou à crapahuter dans les montagnes [Les Randonneurs], comme si nous n’étions à l’aise qu’en voilier [Liberté Oléron], en kayak [Comme un avion], en safari [Safari] ou en croisière [Bienvenue à Bord]. Comme si nous étions avant tout des des pèlerins [Saint-Jacques la Mecque], des routards [Premières vacances], ou des campeurs [Tout ça pour ça]...
À la manière de Superman, qui n’est en fait déguisé que lorsqu’il est Clark Kent, le français serait un vacancier en puissance portant toujours son slip de bain sous le bleu de travail.
Le génie des Bronzés a ainsi été de définir à la perfection ce que nous sommes :
des touristes.
Modifier

Vintage

Dans La personne aux deux personnes, Ce qui caractérise Ranu, c’est qu’il est resté bloqué dans les années 80. Il a des lunettes aviateur, bouffe des chamonix, porte une montre calculatrice et dort dans un canabureau... Au fil du film, à mesure que Jean-Christian Ranu prend confiance en lui, son tropisme eighties, d’abord présenté comme ringard, s’affirme de plus en plus. À la fin du film, Ranu n’a plus aucun scrupule à se présenter tel qu’il est. On se rend alors compte que c’est Jean Christian Ranu le cool, et la COGIP la ringarde. À ce titre La Personne aux deux personnes est une sorte de parabole de la post-modernité. Oui, une montre-calculatrice Casio, c’est cool. Il suffit juste de s’affranchir du carcan social qui impose de dire le contraire. Dix ans avant Juliette Armanet et Cléa Vincent, la P2P n’hésite pas à crier son amour de la variété française des années 80. Dans une très belle séquence de cauchemar, Jean-Christian et Gilles massacrent les employés de la COGIP en chantant du Jackie Quartz. Une manière de dire : « Oui Mise au point est une putain de bonne chanson, et on vous emmerde ».

Le choix de Daniel Auteuil dans le rôle principal n’est d’ailleurs pas anodin. Lui qui représente un cinéma comique des années 80 un peu tombé en désuétude, il permet en fait de réconcilier l’esprit Canal avec la tradition comique française dont il est l’héritier. On pourrait presque imaginer que le Jean-Baptiste Lumet de Que les gros salaires lèvent le doigt ! et le Jean Christian Ranu de La Personne aux deux personnes soient un seul et même personnage. En tous cas ils ont exactement la même montre.

Dans La Personne aux deux personnes, Auteuil incarne à merveille cette ambiguïté entre le ringard et le cool, ce qui rapproche son personnage de celui d’Alain Chabat, ce chanteur des années 80 qui sent bien que l’air du temps commence à lui être favorable.

ref vintage : Napoleon Dynamite, Rodriguez/Tarantino (vintage)
ref nostalgie : Le Skylab, Everybody wants some, Good morning England
Modifier

Voitures

Ajouter description

Voix

Ajouter description

Carambolages

La secrétaire a une voix d'homme (elle est doublée par Daniel Ceccaldi), ce qui est particulièrement marrant.
Modifier

Mystère à Saint-Tropez

Le majordome incarné par Jérôme Commandeur a une voix très aiguë.
Modifier

Youtube

La comédie post-moderne, dont ils sont l’un des joyaux français, tire sa puissance de l’hybridation. Dans la lignée des Nuls qui ont su, mieux que quiconque, marier le cinéma à l’écriture télévisuelle, on a ainsi pu apprécier, plus récemment, le talent d’auteurs ou de comédiens venus d’horizons divers, comme la bande-dessinée, la musique, ou la littérature...

Le futur de cette comédie-là appartient aux transfuges. À ceux qui comme Alain, Chantal et Dominique sauront embrasser le cinéma avec la même ardeur que leur terrain de prédilection. À ceux qui feront des films avec leur savoir faire, sans jamais renoncer à leur âme et à leur culture. Les héritiers des Nuls sont sans doute aujourd’hui sur Youtube...
Modifier